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les protestants s'engagent pour une loi sur la liberté religieuse
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2007-10-30
Rome, Italie
Benoît XVI souhaite que la liberté religieuse soit reconnue comme un droit inaliénable
« La liberté d'action de l'Église représente un droit inaliénable, et c'est la condition primordiale pour mener à bien votre mission parmi le peuple, même dans des circonstances difficiles ». C'est ce qu'a rappelé le pape Benoît XVI au nouvel ambassadeur de l'Équateur auprès du Saint Siège, Fausto Cordovez Chiriboga.

Dans son discours, Benoît XVI a pris acte « de la volonté du gouvernement actuel de Quito, de s'occuper, en priorité, des plus nécessiteux, en s'inspirant de la Doctrine sociale de l'Église ». « Tous les citoyens - a-t-il recommandé - doivent jouir de tous les droits, comme aussi des obligations correspondantes, en obtenant de meilleures conditions de vie et l'accès à une vie plus digne, au travail, à l'éducation et à la santé, en au plein respect de la vie, de sa conception jusqu'à son terme naturel ».

Le pape a rappelé à l'ambassadeur que « l'Église Catholique, avec son ministère pastorale, et en vertu de sa mission et de sa nature, n'est pas liée à quelque forme particulière de culture humaine, système politique, économique, ou social ». L'Église, a affirmé Benoît XVI, « offre une importante contribution pour le bien commun »de l'Équateur et de cela découle « la nécessité de promouvoir et renforcer le champ de liberté » que les textes constitutionnels du Pays lui ont reconnu. Pour cela, a-t-il souligné, « il faut souhaiter que le nouveau système constitutionnel offre de plus grandes garanties pour la liberté religieuse des équatoriens. » Benoît XVI a ensuite dit que « l'humanité se trouve aujourd'hui face à de nouveaux scénarios de liberté et d'espoir, troublés par la situation politique instable et provoqués par les conséquences de structures sociales faibles ». L'interdépendance entre les États est de plus en plus renforcée. Il est donc nécessaire et urgent - a observé le pape - « de travailler pour la construction de l'ordre intérieur et international qui encourage la cohabitation pacifique, la coopération, le respect des droits humains et la reconnaissance de la dignité inviolable de la personne ». En ce sens, « en pensant aux nombreux équatoriens qui émigrent vers d'autres Pays » nous ne pouvons pas oublier, a affirmé encore le pape, que « l'amour, Caritas, sera toujours nécessaire ».

En reprenant l'encyclique "Deus Caritas est", Benoît XVI a rappelé ensuite que celui qui « renie l'amour, n'accepte pas l'homme en tant qu'homme ». Pour cela, un État ne doit pas être construit pour tout régler et tout dominer. Selon le pape Benoît XVI, il est nécessaire que l'État « reconnaisse généreusement et soutienne, en accord avec le principe de subsidiarité, les initiatives qui se lèvent des forces sociales ». Par ailleurs, « un gouvernement démocratique doit nourrir une culture de respect et d'égalité orientée pour servir tout le peuple ». Le nouvel ambassadeur, pour sa part, a assuré le Saint Père, que « le peuple de l'Équateur est profondément chrétien et catholique ; nous vivons de terribles contradictions - a-t-il dit - dans lesquelles notre foi doit constituer un vrai rempart pour affronter avec nos principes et notre vocation chrétienne, « les attaques qui cherchent à éroder les fondations de nos traditions chrétiennes ».

Source : Libreria Editrice Vatican/BIA
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