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2007-11-01
Québec, Canada
Les Québécois sont devenus frileux face à la diversité, croit Louis O'Neill
La diversité, notamment la diversité religieuse, est une source de progrès, mais les Québécois sont devenus frileux face à cette diversité, estime l'ancien ministre des Communications du Québec, Louis O'Neill.

Témoignant devant la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, M. O'Neill a attribué cette frilosité à « la rupture avec un passé dont on était fier et dont on est devenu honteux, n'y voyant que des failles sans y voir les réussites et des points de repères pour le présent ».

L'ancien ministre a noté que la pensée unique en faveur d'une école neutre et non confessionnelle occupe une place de plus en plus dominante dans les médias d'information.

Un des bienfaits de la commission Bouchard-Taylor est d'avoir permis d'entendre d'autres voix et d'autres sons de cloche. Il a cité en exemple ces nombreux parents venus dénoncer la suppression de l'enseignement religieux à l'école. « La majorité des parents revendique ce droit, contrairement à ce que laissent entendre les faiseurs d'opinion », a dit M. O'Neill.

Imposer un espace privé à la pratique de la religion, c'est une chose qui « n'existe nulle part ailleurs dans le monde, sauf peut-être dans les régimes de culture stalinienne », a fait valoir l'ancien ministre.
Il faut éviter de tout raser l'enseignement religieux dans le réseau scolaire pour « confier à des bureaucrates sacristains le droit de décider pour tout le monde ».
Une nation confiante dans sa propre identité n'a pas peur de son riche passé historique, croit M. O'Neill.
« La diversité ethnique, culturelle et religieuse apparaît comme une source de progrès social et un défi », a-t-il dit. Il a plaidé pour une liberté religieuse pour tous, « face à une pensée unique qui fricote de faux consensus et pave la voie au totalitarisme idéologique ».

M. O'Neill a été accueilli avec respect par les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor. Avant d'avoir été ministre des Communications et de la Culture dans le gouvernement de René Lévesque de 1976 à 1979, M. O'Neill s'était élevé dès 1956 contre la corruption des moeurs électorales du régime de Maurice Duplessis, un geste qui a pavé la voie à la Révolution tranquille.

De son côté, la vice-présidente régionale de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFEAS), Mme Marjolaire Gaudreault, a proposé l'adoption d'une loi pour bien conforter l'égalité entre les hommes et les femmes au Québec.

L'inégalité existe encore, au point que l'AFEAS s'organise annuellement une « Journée du travail invisible ou non rémunéré », afin de mettre en relief la non reconnaissance politique et économique du travail des femmes.
Le pédagogue Gaston Marcotte a de son côté proposé une "éthique humaniste" dans l'enseignement.
Il craint que l'éthique religieuse inspirant le nouveau cours qui sera dispensé dans les écoles à compter de septembre prochain ne tente que de démontrer « le beau côté des religions », passant sous silence les inquisitions religieuses ou les guerres de religion.

Source : La presse canadienne/BIA
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