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les protestants s'engagent pour une loi sur la liberté religieuse
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2009-09-14
Washington, États-Unis
Un panel d’experts recommande de rejeter les lois sur la diffamation des religions.
Lors de la onzième rencontre annuelle du groupe, les membres du conseil d'experts de l’IRLA (Association internationale de la liberté religieuse) ont abordé le domaine d'une législation proposée contre le discours de haine. A cet effet, ils ont rédigé l'ébauche d'une déclaration considérant que les lois sur la diffamation des religions sont inutiles.

Durant les discussions qui se sont déroulées du 1er au 3 septembre à Washington, D.C., les membres du groupe sont tombés d'accord sur le fait que les lois internationales existantes en matière de droits de l'homme constituent un moyen suffisant pour protéger les groupes religieux contre le discours de haine qui pourrait avoir pour résultat la discrimination ou la violence.

La déclaration arrive alors que les organismes internationaux tels que les Nations Unies recommandent des lois spécifiques visant le discours de haine, ce afin d'essayer d'anticiper les crimes attisés par la haine religieuse.

Même si les experts ont approuvé la motivation qui sous-tend de telles lois, ils ont dit que l'application pourrait avoir un effet inverse, empiétant sur les libertés individuelles d'expression qui englobent le droit de critiquer les croyances et pratiques religieuses.

« Tandis qu'il existe déjà des lois qui garantissent la liberté religieuse, si je suis offensé, je peux faire appel à cette autre loi qui annule la première » a déclaré Robert Seiple ancien ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse internationale. Les membres du panel ont émis une hypothèse sur l'énigme morale que les lois sur la diffamation des religions peuvent susciter.
« De bonnes lois et de grands avocats ne garantissent pas un bon comportement » a ajouté R. Seiple.

La déclaration reprend les conclusions prises par les membres du conseil lorsqu'ils se sont rencontrés une première fois à Bucarest (Roumanie) à l'automne dernier pour discuter de la question de la diffamation des religions. Sans une définition acceptée par tous de la diffamation des religions, les experts ont peur que les lois qui cherchent à éliminer le discours de haine soient appliquées de manière arbitraire et inégale.

Tandis que les membres du panel, tels Rosa Maria Martinez de Codes, professeur à l'université espagnole Complutense à Madrid, sont d'accord sur le fait qu'il doit y avoir une « marge de respect » pour les différences de croyances, le panel a conclu que le dialogue et l'éducation sont mieux placés pour cultiver ce type d'attitude que la législation.
Parmi plusieurs suggestions, la déclaration propose que le gouvernement, les dirigeants religieux et les leaders en matière d'éducation encouragent « la compréhension, la tolérance, le respect et l'amitié » parmi les membres des différentes communautés de foi.

« Nous devons élever notre réflexion, dépasser le dénominateur commun de la tolérance de base et atteindre une véritable compréhension » a affirmé R. Seiple.

La déclaration appelle aussi les défenseurs des droits de l'homme à « surveiller de prés » l'application des lois sur la diffamation des religions qui ont déjà été votées, afin de se prémunir contre toute « conséquence contreproductive ».

Les membres espèrent qu'en plus des spécialistes en droits de l'homme et des Nations Unies, cette déclaration atteindra les membres des organisations non-gouvernementales et les chefs d'État.

Source : IRLA
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