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2007-05-13
Europe
La lente organisation de l’Islam
La création en Allemagne d'un conseil plus ou moins représentatif des musulmans du pays est le nouvel exemple, plutôt tardif, des efforts déployés pour organiser l'islam en Europe et trouver des interlocuteurs auprès des autorités.

La France, qui compte de loin la plus grosse communauté musulmane avec près de cinq millions de fidèles, essentiellement maghrébins, a été l'une des premières à s'y atteler. Comme ailleurs en Europe, les musulmans y sont très majoritairement sunnites et donc ne disposent pas d'un clergé à proprement parler.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), initié en 1999 sous un gouvernement de gauche, a finalement vu le jour en 2003, alors que Nicolas Sarkozy, candidat de la droite à l'élection présidentielle française, était ministre de l'Intérieur.

Lieu de débats, le CFCM est censé coordonner la construction de mosquées, l'organisation des fêtes religieuses, la formation des imams ou encore la nomination des aumôniers dans les hôpitaux, prisons, écoles...
Mais ses détracteurs reprochent à M. Sarkozy d'avoir fait le jeu du communautarisme, arguant que l'une des principales composantes du Conseil, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), est proche des Frères musulmans.

La Grande-Bretagne, qui compte 1,6 million de musulmans, majoritairement pakistanais et du Bangladesh, compte comme principale organisation représentative le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne (MCB).

Créé en 1997, il représente aujourd'hui 350 organisations et mosquées dans le Royaume-Uni. Modéré dans ses principes, il affirme représenter les citoyens britanniques de confession musulmane et l'un de ses principaux objectifs est de lutter contre l'islamophobie dans le pays.

Le MCB intervient largement dans le débat public en Grande-Bretagne, que ce soit sur l'intervention en Irak ou les attentats de Londres (7 juillet 2005, 56 morts) qu'il a dénoncés. Il a également été associé au groupe de travail charger de conseiller le gouvernement dans sa lutte contre l'extrémisme islamique.

L'Italie, qui compte 1,2 million de fidèles, a mis en place en novembre 2005 un Conseil consultatif musulman, composé de seize membres, issus d'associations ou simples représentants de la société civile, et dont l'objectif principal est de contribuer à « résoudre les problèmes d'intégration dans la société italienne ».
Ce conseil, qui siège auprès du ministère de l'Intérieur, est « un organisme purement consultatif », qui rassemble
« les voix les plus significatives de la réalité multiforme de l'islam italien », selon Rome.

Au Danemark, qui compte environ 200.000 musulmans, soit près de 3% de la population, la crise des caricatures de Mahomet a sonné l'alarme.
Le gouvernement libéral-conservateur a placé ses espoirs dans une association, "Les musulmans démocrates", créée en février 2006 en plein milieu de la crise. Mais plus d'un an après, l'association, qui ne compte aucun dignitaire religieux, n'a pas été le point de rassemblement souhaité.

En 1999 a été créé l'Exécutif des musulmans de Belgique(pays qui compte entre 400.000 et 500.000 musulmans), organisation dont le rôle est de représenter les musulmans pour la gestion des aspects temporels du culte.
Son fonctionnement a été émaillé de nombreuses polémiques, portant sur les équilibres liés aux origines nationales de ses membres ou sur le "screening" du passé des candidats par les autorités, qui ont écarté ceux considérés comme "radicaux".

La Suède, qui a une importante communauté de réfugiés irakiens, compte un Conseil islamique de coopération, qui regroupe différentes tendances et représente les musulmans auprès des autorités.

Aux Pays-Bas comme en Espagne, les musulmans sont représentés par différentes organisations dispersées qui sont plutôt des forums de discussion.
Source : La Croix/Top chrétien
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