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2011-04-22
Washington, États-Unis
Première femme pasteure baptiste nommée ambassadrice de la liberté religieuse internationale
Une pasteure new-yorkaise va prochainement reprendre, au sein du gouvernement Obama, la charge consistant à surveiller la liberté religieuse dans le monde, restée longtemps vacante. Le Sénat des États-Unis vient de confirmer la nomination de la pasteure Suzan Johnson Cook.

A l'issue d'un processus de désignation long et controversé, un vote a permis, le 14 avril, à la pasteure Cook de devenir la première femme et le premier Afro-américain à ce poste, selon l’agence de presse Religion News Service (RNS).

« Je suis persuadée, en mon âme et conscience, que la liberté religieuse est un droit que chaque habitant du monde acquiert à la naissance, un fondement de la société civile, une clé de la sécurité internationale, et qu’elle doit toujours être un pilier de la politique étrangère des États-Unis », a-t-elle déclaré.

La pasteure Cook s’est refusée à tout autre commentaire d’ici à sa prestation de serment. Elle avait déjà été désignée au mois de juin 2010 mais le processus avait été retardé au Sénat, avant d'expirer en décembre. En dépit d'inquiétudes quant à son manque d’expérience en matière diplomatique, elle a été désignée de nouveau au mois de février et a été soumise à une seconde audience fin mars.

En 2009, Suzan Johnson Cook, qu'on appelle également « Dr Sujay », a pris sa retraite de pasteure baptiste de la Christian Fellowship Church du Bronx, qu’elle avait fondée en 1996. Elle a été la première femme élue à la tête de l'influente Hampton University Minister's Conference, qui rassemble des pasteurs noirs.

Troisième ambassadeur de la liberté religieuse sur un plan international

Pour appuyer lors de ses entretiens sa candidature au poste d’ambassadeur, elle s’est prévalue de ses voyages et de son travail dans le domaine interreligieux sur les cinq continents, ainsi que de son expérience en tant qu’aumônier de la police de New York. La Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), un organisme indépendant, a salué, en la personne de Suzan Johnson Cook, le troisième ambassadeur de la liberté religieuse internationale. « Nous avons hâte de la rencontrer et de collaborer afin d’atteindre notre but commun : promouvoir la liberté de religion ou de croyance dans le monde », a déclaré Leonard Leo, président de l’USCIRF.

Lors de la seconde audition de la pasteure Cook devant le Comité des relations internationales du Sénat, Jim DeMint, sénateur républicain de Caroline du Sud, a affirmé que des « indices » laissent à penser qu’elle ne serait pas apte à accomplir ce travail, sans toutefois préciser lesquels. « Pour moi, une personne à ce poste doit avoir la passion, le courage et l’audace requis pour s’occuper de cette question », avait-t-il alors déclaré.

D’autres membres du comité ont, quant à eux, félicité la pasteure Cook pour sa « merveilleuse carrière », qualifiant le personnage de « militante énergique qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. »

Inquiétude face à un poste resté longtemps vacant

Au mois de mars, inquiets de la longue période pendant laquelle le poste était resté vacant, des défenseurs de la liberté religieuse avaient lancé un appel pour qu'une plus grande attention soit accordée aux racines religieuses des conflits dans le monde, en particulier dans le contexte des troubles que connaît le Moyen-Orient et des violences à l’encontre des minorités religieuses.

« Actuellement, tant les diplomates américains que les gouvernements étrangers ont raison de penser que ni ce poste, ni la politique étrangère ne sont des priorités urgentes pour les États-Unis », avaient-ils écrit dans une lettre adressée aux dirigeants du comité sénatorial.

La pasteure Cook a également commenté la longueur du processus de désignation, en se comparant à l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher, surnommée la « dame de fer ».

« Changez de nom. C’est le mien maintenant », a-t-elle lancé le 5 avril lors d’un dîner rassemblant des défenseurs de la liberté religieuse à Washington. « Cette désignation entrera dans le livre Guinness des records comme la plus longue de l’histoire. Mais nous remercions le Seigneur ne serait-ce que d’être au nombre des élus. »

Source : ENInews
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